L'antisèche actu-dz du mercredi 20 août

Recrudescence. La série noire continue deux nouveaux  attentats à la voiture piégée ce matin à Bouira.11 morts et 31 blessés.
L'impuissance?. L’Etat algérien est débordé, C'est la 2ème attaque en 24 heures. Le bilan est très lourd: 54 morts et 76 blessés. C'est un véritable carnage à l'irakienne !
L'intransigeance. Les pouvoirs publics sont intransigeants, les contractuels, en grève de la faim, ne peuvent avoir la qualité d'enseignants affiliés à l'Education nationale
Lourd de conséquences. L'affaire du diplomate algérien inculpé à Paris dans le dossier Ali Mecili. Il vient de faire appel à un avocat parisien...
Sans conséquences. Le match amical des Verts ce soir (à 18h) face au Emirats arabes unis.


Recrudescence. La série noire continue deux nouveaux  attentats à la voiture piégée ce matin à Bouira.11 morts et 31 blessés.

Double attentat ce matin à Bouira : 11 morts et 31 blessés

 
Deux nouveaux attentats à la voiture piégée ont fait 11 morts et 31 blessés mercredi matin à Bouira, selon un premier bilan provisoire mais non officiel obtenu auprès d'une source médicale. Un bilan confirmé par la radio Chaîne III la radio publique algérienne.

Dans la matinée de mercredi 20 août un double attenat à Bouira. Le premier, qui s’est produit à 5H 45, a pris pour cible le siège du secteur militaire de ville. Bilan : 6 blessés et d’importants dégâts matériels. Le mur de la caserne a notamment cédé sous l’effet de la très forte explosion.
Le second attentat s’est produit  un quart d’heure plus tard, à 6heures du matin. Le kamikaze a dans un premier temps dirigé son véhicule contre cet établissement hôtelier, l’un des plus importants de la ville. Pour des raisons inconnues, le véhicule a ensuite changé de trajectoire pour heurter le bus transportant les travailleurs de SNC Lavalin, faisant 11 morts parmi les passagers. SNC Lavalin, implantée dans la commune de Djebahia (nord-ouest de Bouira), est chargée des travaux de construction d’une station de traitement des eaux en amont du barrage de Koudiat Asserdoune.

Ces deux attaques interviennent au lendemain de l’attentat suicide contre une école de gendarmerie des Issers, dans la wilaya de Boumerdès, qui a fait 43 morts et 45 blessés, selon un bilan officiel. Cette attaque est la plus meurtrière depuis plusieurs années.

 

Carnage aux Issers : 43 morts et 45 blessés

 

Candidats au concours d'entrée de la gendarmerie, ils étaient nombreux à se presser mardi matin devant l'école de formation des Issers, dans le département de Boumerdès, à une soixantaine de kilomètres à l'est d'Alger. Aux environs de 7heures, rapportent des témoins cités par l'AFP, une voiture chargée d'explosifs et pilotée par un kamikaze s'est précipitée contre le bâtiment, provoquant un carnage. Divulgué dans l'après-midi par les autorités, le bilan provisoire de l'attentat faisait état de 43 morts, dont 42 civils et un gendarme, et de 45blessés. L'attaque est la plus grave depuis celles qui avaient ensanglanté des agences des Nations unies et le Conseil constitutionnel au cœur d'Alger en décembre dernier. A l'époque, elles avaient été revendiquées par la branche d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Mais hier en fin de journée, les commanditaires de l'attentat des Issers ne s'étaient toujours pas dévoilés. Pas plus que ceux de l'embuscade de dimanche passé, à Skikda (à 550 km à l'est d'Alger), qui aurait coûté la vie à 12 personnes dont 8 policiers ou celle dans laquelle avait péri le 14 août le commandant du secteur militaire de Jijel (360 km à l'est d'Alger). Toutes se sont déroulées dans cette région adossée aux montagnes de la Kabylie, parfois surnommée le quadrilatère de la mort. Difficile d'accès, elle fut repaire historique du Front de libération nationale, avant de devenir celui des mouvances islamistes apparues dans les années 1990 et, plus récemment, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).

«Il est très difficile d'obtenir des informations fiables et précises. Depuis le début de l'été, des symboles de l'Etat sont visés, militaires, gendarmes ou policiers. A priori, on peut y déceler la patte islamiste, indique, prudent, Kader Abderrahim, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et auteur de L'indépendance comme seul but. Mais pour la plupart des observateurs, la responsabilité de l'Aqmi dans les attaques de ces dernières semaines, au moins sept, ne fait pas le moindre doute. Et certains redoutent déjà que la campagne meurtrière ne s'intensifie encore, alors qu'approche la période lourde en symboles du ramadan, traditionnellement propice au Djihad.

«La stratégie de quadrillage de la zone terroriste menée par les services de sécurité algériens au cours des six premiers mois de l'année a connu de nombreux succès», explique Louis Caprioli, conseiller chez Geos, une société d'analyse et de gestion du risque. «Mais cela a forcé les terroristes à se radicaliser, poursuit-il. Ils sont obligés de perpétrer des coups d'envergure pour que l'on parle d'eux. Ce faisant, ils démentent l'affirmation des autorités algériennes selon laquelle ils sont sous pression et démontrent leur capacité opérationnelle. Si la situation s'améliore tendanciellement, les techniques utilisées sont imparables. Elles rappellent les attentats commis en Irak ou en Afghanistan, par voitures piégées ou des bombes placées sur le côté des routes.»

«Ces opérations sont bien ciblées, ajoute Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, à Genève. Deux sur trois réussissent en moyenne. Les terroristes se sont professionnalisés, ce qui sous-entend que la thèse officielle d'un terrorisme résiduel ne tient pas la route.»

De source officielle, les terroristes islamistes ne seraient plus que 500 à 600. «Officieusement, ils seraient plus de 1000», avance Anne Giudicelli, responsable de la société de conseil Terrorisc. En choisissant fin 2006 de se rallier à Al-Qaida, le GSPC «voulait non seulement continuer à frapper les «tyrans», les autorités algériennes, mais aussi inscrire son discours dans une dimension internationale», poursuit Louis Caprioli. Une façon «de développer une plus grande force d'attraction sur le terrain», indique Anne Giudicelli.

«Le GSPC a revu sa stratégie. L'Etat aussi doit revoir la sienne, conclut Hasni Abidi. Certes la politique de réconciliation nationale prônée du président Bouteflika a permis à des islamistes de déposer les armes. Mais cette politique seule ne suffit pas. Il lui faut trouver la bonne alchimie entre des moyens sécuritaires renforcés et une politique multidimensionnelle.» Une politique qui s'attaquerait au premier des fléaux algériens: l'iniquité chronique dans la distribution des richesses nationales et la paupérisation de la population, terreau fertile pour les candidats au suicide.


La liste des principaux attentats perpétrés en Algérie depuis 2005:

2005:

- 7 avril: 14 personnes tuées à un faux barrage dressé par un groupe armé islamiste dans la région de Larbâa (30km au sud-ouest d'Alger)

- 13 avril: cinq personnes -trois gardes communaux et deux agents des forêts- sont tuées lors d'une série d'attentats imputée perpétrée par des groupes armés dans les régions de Tébessa (600km à l'est d'Alger) et de Relizane (300km à l'ouest d'Alger)

- 14 et 15 mai: 17 personnes, dont 11 militaires algériens, sont tuées dans un attentat visant un convoi dans l'extrême-est du pays ainsi qu'au cours de deux opérations militaires dans les régions de Jijel (360km à l'est d'Alger) et Médéa (70km au sud d'Alger)

- 7 juin: treize gardes communaux tués et six autres blessés dans l'explosion d'une bombe à Ain Rich (400km au sud d'Alger)

- 13 septembre: quatre membres des forces de l'ordre tués dans deux attentats imputés à des groupes armés dans la région de Boumerdes (50km à l'est d'Alger)

- 24 et 25 septembre: deux gendarmes, un militaire et deux "patriotes" (civils armés par les autorités) tués dans des attentats imputés à des groupes armés

2006:

- 7 janvier: quatre agents de l'Algérienne des eaux, entreprise publique de gestion et de distribution de l'eau, tués par un groupe armé près de Tissemsilt (320km au sud-ouest d'Alger)

- 15 mars: trois militaires algériens tués et trois autres blessés, près d'Aïn Rich (250 km à l'est d'Alger) par l'explosion d'une bombe artisanale

- 21 juin: cinq personnes, dont un enfant et un octogénaire, sont assassinés à Blida (45km à l'ouest d'Alger) par un groupe armé

2007

- 13 février: une vague d'attentats à l'explosif apparemment coordonnés fait au moins six morts et une trentaine de blessés en Algérie

- 3 mars: trois Algériens et un Russe tués et cinq personnes blessées près de Kaâdat Souan (145km à l'ouest d'Alger) dans un attentat à la bombe contre un véhicule transportant des employés d'une société russe

- 11 avril: trois kamikazes font exploser leurs véhicules piégés aux abords du palais du gouvernement dans le centre d'Alger et d'un immeuble de la police dans la banlieue Est de la capitale algérienne, faisant au total 33 morts et 57 blessés

- 11 juillet: un attentat-suicide au camion piégé près d'un campement militaire situé à 80km au sud-est d'Alger fait huit morts, dont plusieurs militaires, et une vingtaine de blessés

- 12 août: trois militaires tués et quatre autres blessés dans l'explosion d'une bombe dans la forêt d'Amdjoudh, en Kabylie

- 6 septembre: un terroriste fait exploser sa bombe au milieu d'un rassemblement qui attendait le président Abdelaziz Bouteflika, à Batna (à environ 450 km à l'est d'Alger), faisant 22 morts et une centaine de blessés

- 8 septembre: un attentat à la voiture piégée visant une caserne des gardes-côtes de Dellys, à 50km à l'est d'Alger, fait 30 morts et des dizaines de blessés

- 14 septembre: une bombe artisanale déposée à l'entrée d'une cité habitée par des fonctionnaires de police à Zemmouri (50km à l'est d'Alger) fait trois morts

- 7 octobre: un attentat à la bombe dans la région de Boumerdès (50km à l'est d'Alger), et une fusillade près de Bouira (120km à l'est d'Alger), font sept morts -trois militaires, un policier, deux civils et un islamiste présumé

- 11 décembre: deux attentats quasi simultanés à Alger contre les bâtiments du Conseil constitutionnel et de la représentation des Nations unies coûtent la vie à 41 personnes, dont 17 employés de l'ONU, selon un bilan officiel.

2008

- 29 janvier: un attentat-suicide à la voiture piégée vise le commissariat de la localité de Thénia, à 60km à l'est d'Alger, faisant trois morts, deux policiers et un civil, et 23 blessés, selon un bilan officiel.

- 19 août: un kamikaze fonce au volant d'une voiture piégée sur une école de la gendarmerie algérienne aux Issers, dans la préfecture de Boumerdès, à l'est d'Alger, faisant 43 morts et 43 blessés, selon un bilan du ministère de l'Intérieur.


L'impuissance?. L’Etat algérien est débordé, C'est la 2ème attaque en 24 heures. Le bilan est très lourd: 54 morts et 76 blessés. C'est un véritable carnage à l'irakienne !

Non ! Trop ! Trop, c’est trop ! Ce qui se passe ces jours-ci dépasse l’entendement, et c’est peu dire. De fait, beaucoup de nos citoyens meurent, on les tue, on les égorge, on les massacre, on les coupe haché menu, on les désintègre ! C’est l’hécatombe, c’est l’horreur ! La nébuleuse terroriste lance ses funestes attaques comme pour répondre du tac au tac aux opérations de l’ANP. On assiste depuis quelques jours à des attentats et des embuscades meurtriers, d’une rare violence. Peu de jours après l’opération de l’ANP ayant permis d’éliminer douze membres de l’AQMI (l’ex-GSPC), les terroristes s’en sont pris à un convoi à Jijel, visant le commandant de secteur opérationnel. Puis celui de Skikda, puis… A Skikda, les terroristes ont eu le loisir et le temps de tendre deux embuscades successives, non loin l’une de l’autre et de commettre leur macabre besogne. Puis, pas plus tard qu’hier, le massacre des Issers, des dizaines de jeunes hommes, civils ou militaires, aussi s’en sont allés… dans des civières. L’opinion publique en est certainement et profondément affectée, ainsi que bien évidemment le moral des troupes.

C’est l’inquiétude. On l’a dit plusieurs fois dans ces mêmes colonnes, la main tendue a été mordue et remordue, coupée et recoupée. Aux irréductibles qui vous défient, qui vous déclarent la guerre en vous tuant, la réponse ne peut être que ceci : pas de concession, pas de quartier ! Car trop de concessions leur ont été, leur sont consenties. Peut-on tendre la main à quelqu’un qui est arrivé à un point de non-retour, au-delà du meurtre ? Il faut le dire, on ne peut répondre à la violence que par la violence, le sang appelle le sang… jusqu’à l’éradication totale ! D’ailleurs, seule la magnanimité inhérente au courage et à la bravoure peut porter des fruits. Pas l’autre. Absolument pas l’autre ! Beaucoup se demandent pourquoi, si le discours politique officiel se veut à chaque fois rassurant, minimisant le degré de nuisance d’un nombre réduit de terroristes qu’on avance aussi fréquemment, il ne semble pas, il n’est pas, par contre, traduit sur le terrain. Oui, face à ce discours, il y a la vacuité du terrain. De petits groupes se l’approprient et, à la faveur de leur facile mobilité, frappent par-ci par-là. Ont-ils inventé quelque chose, une nouvelle stratégie gagnante ? Non, évidemment. On est le 20 août, il ne faut pas l’oublier, on commémore deux dates édifiantes et non moins éloquentes pour les Algériens. 

 

Questions et intérrogations ?

On aimerait bien croire que l'Algérie est définitivement pacifiée ; que les larmes et le sang ne sont qu'un mauvais souvenir d'un terrorisme aveugle, ravageur. On aimerait bien croire que, par la magie de la concorde civile puis de la réconciliation nationale, notre si beau pays sorte enfin du long tunnel de la peur et de l'angoisse  des attentats. On aimerait bien croire que cette promesse d'un «Etat fort et digne» soit enfin
réalité pour un peuple qui réclame juste un Smig de bonheur dans un contexte de déprime
nationale. On aimerait bien que notre main généreusement tendue à nos tueurs d'hier et d'aujourd'hui ne soit pas mordue par cette engeance anoblie et blanchie par décret. On aimerait bien refouler, sans les oublier, nos malheurs pour entrevoir des jours meilleurs. On aimerait bien croire le discours faussement rassurant du ministre  de l'Intérieur qui nous chante invariablement  la même rengaine de la fin imminente du terrorisme. De Tizi Ouzou, aux Issers en passant par Skikda, Jijel, Oum El Bouaghi, Zemmouri et Tigzirt, villes marquées du rouge sang, Zerhouni eut la même réplique : «Ces bandes
terroristes s'en prennent aux civils pour cause de leur désespoir du soutien populaire.» On aimerait bien croire cette explication «experte», mais les bilans sont malheureusement têtus et les militaires sont de loin les cibles privilégiées des groupes armés. Faudrait-il pour autant s'accrocher à ce faux débat sur la nature des victimes pour justifier et tenter maladroitement d'expliquer ce regain inquiétant de la violence terroriste ? Que les terroristes tuent des militaires ou des civils, ce sont finalement des Algériens qui meurent sous les balles et les lames des terroristes «aux abois», selon la formule consacrée. Si les groupes armés «résiduels» sont à ce point capables de frapper où ils veulent et quand ils veulent, ce n'est certainement pas une preuve mathématique qu'ils sont «essoufflés
», bien au contraire. Difficile en effet de convaincre les citoyens, légitimement apeurés,
du bien-fondé d'un tel argumentaire seriné au lendemain de chaque attentat meurtrier. On aimerait bien donner crédit aux explications, après coup, de Zerhouni si ce n'est que leur caractère itératif les rend plus proches de la propagande, pendant que le peuple attend un discours et des actions de fermeté de la part de l'Etat. Il n'est pas interdit de penser également que ce genre de justification alimente la capacité de nuisance des groupes terroristes qui voudraient à chaque fois apporter la «preuve» par des actes abjects de leur présence en force. On aimerait bien croire que l'Etat a mis toutes ses forces
dans la lutte contre les terroristes, mais la facilité déconcertante avec laquelle ces derniers opèrent laisse supposer qu'il y a des failles dans le dispositif. On aimerait tant croire à la «grande offensive» promise par le chef du gouvernement et le DGSN contre les irréductibles retranchés au maquis. Elle est lancée hélas de là où
l'on attendait le moins…
En une vingtaine de jours, près de 70 Algériens ont péri sous les coups de boutoir des terroristes. On aimerait presque que les tueurs ne soient pas «essoufflés», peut-être qu'il n’y aurait pas eu autant de victimes... Descentes punitives dans les plages (Zemmouri et Tigzirt), égorgements dans des faux barrages (Oum El Bouaghi), voitures piégées (Tizi Ouzou), opérations kamikazes (Issers)…, les terroristes alternent allégrement les modes opératoires comme durant les années rouges. On aimerait bien croire que les derniers attentats soient une réaction de survie. Mais leur caractère spectaculaire en dit long sur les gros préparatifs et la puissante logistique mise en place par les commanditaires.
Ils ne pourraient raisonnablement être le fait de quelques illuminés. Mais puisque «la
porte du pardon ne fermera jamais» comme le leur a promis le président Bouteflika, Zerhouni leur a donc indiqué hier la voie à suivre : «Qu'ils sachent qu'ils n'ont d'autre issue que de se rendre» (sic). «Tuez, tuez, il restera toujours  quelque place pour le pardon !» Cela semble être le slogan officiel de la lutte antiterroriste. C'est pour cela qu'il est difficile de croire…


L'intransigeance. Les pouvoirs publics sont intransigeants, les contractuels, en grève de la faim, ne peuvent avoir la qualité d'enseignants affiliés à l'Education nationale
Le ministère de l'Education nationale rappelle que l'accès à la fonction publique ne se fait que par voie de concours.

« Les contractuels, en grève de la faim, ne peuvent avoir la qualité d'enseignants affiliés à l'Education nationale» a indiqué, hier, le SG de l'Education nationale, Boubkeur Khaldi, dans une conférence de presse animée au siège du ministère. Il ajoutera « pour nous, ce sont des citoyens qui observent une grève de la faim, un point c'est tout».

M. Khaldi s'est d'abord attardé longuement, pendant cette conférence, sur ce que stipulent les lois en ce qui concerne le recrutement dans la fonction publique. «Retenez bien ce que dit la loi, le ministère n'est qu'une institution qui applique la loi de la République» a-t-il martelé à l'assistance. Le conférencier évoquera les principales lois qui régissent la fonction publique à savoir l'ordonnance 06-03 du 15 juillet 2006, portant statut de la fonction publique et le décret 90-49 du 06 février 1990, portant statut particulier de l'Education nationale.

Citant les articles 80, 20 et 22 de l'ordonnance, il dira que ceux-ci stipulent que le recrutement ne s'effectue dans la fonction publique que sur la base d'un concours, sur titre ou sur test professionnel. Tout recrutement de contractuels ne peut se faire qu'exceptionnellement avant la tenue d'un concours en vue de pourvoir à la vacance momentanée d'un emploi.

Toutefois, selon le SG de l'Education «ces emplois ne peuvent leur conférer la qualité de fonctionnaires ni de prétendre à l'intégration dans un grade». «Ce sont là les dispositions de la loi et non du ministère de l'Education nationale». Et d'ajouter que les contractuels en grève de la faim ne bénéficieront d'aucun traitement préférentiel en vue de leur titularisation. M. Khaldi a, en outre, déclaré que la titularisation, en 2003, de 43.000 personnes dans le secteur de l'Education sur une décision politique ne se reproduira plus.

Dans sa conférence, le SG du ministère n'a pas épargné les syndicats qu'il a qualifié de «petits» et qui, selon lui, se mettent derrière cette grève ainsi que l'association qui s'est autoproclamée «médiateur» entre ministère et grévistes, dans le seul but de se faire voir.

Il accusera en même temps les syndicats étrangers qui ont manifesté leur solidarité aux grévistes. Selon lui, ces organisations, allusion à la Fédération américaine du travail, devaient «normalement apporter leur soutien aux syndicats irakiens et aux Palestiniens».

Khaldi a lancé un appel pour que les enseignants contractuels « fassent attention et doivent distinguer entre ceux qui veulent leur bien et les autres qui sont en train de les tromper ». Le ministère de l'Education nationale, a-t-il dit, «a besoin des enseignants contractuels». Il indiquera que pas moins de 26.000 postes sont à pourvoir durant la prochaine année, ajoutant que le besoin en enseignants «ne va pas cesser». Le conférencier a exclu toute intégration qui se ferait hors concours. «Si nous voulons faire une République, nous devons appliquer la loi», a-t-il dit. M. Khaldi a enfin assuré que «ces enseignants contractuels percevront leurs salaires au plus tard fin août».


Lourd de conséquences. L'affaire du diplomate algérien inculpé à Paris dans le dossier Ali Mecili. Il vient de faire appel à un avocat parisien

Le diplomate algérien inculpé à Paris dans le dossier Ali Mecili vient de faire appel à un célèbre pénaliste parisien pour assurer sa défense aux côtés de l’avocat algérien Me Khaled Lasbeur. Mohamed Ziane Hasseni, chef du protocole au ministère des Affaires étrangères, vient en effet de constituer Me Jean-Louis Pelletier, avocat au barreau de Paris, qui cumule près de 50 ans de métier.
Ancien président du conseil de l’Ordre des avocats, Me Pelletier a aussi dirigé l’association des avocats pénalistes en France entre 1998 et 2003. Homme connu pour ses convictions de gauche et son militantisme antiraciste, il n’avait pas encore consulté le dossier. Mais il s’était intéressé à l’affaire Mecili au moment de l’assassinat de celui qui était alors le porte-parole de Hocine Aït Ahmed.
Le diplomate algérien, placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, alors que le parquet avait requis sa relaxe, se dit victime d’une confusion sur son identité. Son nom a été soufflé aux enquêteurs français par un ancien officier des services secrets algériens réfugié aujourd’hui en Allemagne où il était en poste jusqu’en 1994.
Rappelé alors par sa hiérarchie, Mohamed Samraoui avait préféré se convertir en opposant.


Sans conséquences. Le match amical des Verts ce soir (à 18h) face au Emirats arabes unis.

Émirats arabes unis - Algérie aujourd'hui en fin d'après-midi au Touquet

À 18 h aujourd'hui au Touquet, les Émirats Arabes Unis affronteront l'Algérie lors d'un match de football amical. Un événement pour la station qui n'avait jamais organisé de manifestation de ce niveau. Eurosport va même diffuser la rencontre. Une belle pub pour Le Touquet.

Le Touquet monte d'un cran. On sait que la station sait faire en matière d'organisation de matches amicaux d'équipes professionnelles. Lille, Lens et Valenciennes, pour ne citer qu'elles, viennent régulièrement y disputer des rencontres d'avant saison en été.

La station est de plus en plus demandée également pour des stages de sportifs. Des clubs viennent y séjourner, des équipes nationales aussi. En ce moment, c'est la sélection nationale des Émirats Arabes Unis qui s'y trouvent. Un stage qui va se solder par un match amical contre l'Algérie, cet après-midi à 18 h.

Un événement qui n'a, à première vue, rien d'exceptionnel comparé à des rencontres d'équipes professionnelles, telles que le Lille - Marseille qui avait eu lieu il y a deux ans. Sauf que pour ce genre de rencontre, la charge en terme d'organisation est tout autre. Le protocole impose que soit joués les hymnes nationaux ou encore que l'on voit les drapeaux des deux nations. De plus, plusieurs télévisions retransmettront le match tel que Eurosport ou des chaînes africaines. Une organisation si lourde que c'est une société (Sport global management) spécialisée dans ce domaine qui la chapeaute.

Puis, c'est aussi une rencontre qui promet entre les EAU du Nordiste Bruno Metsu et les Algériens du Lensois Belhadj et du Marseillais Ziani. •

> Aujourd'hui à 18 h au stade Ferdi-Petit au Touquet. Entrée : 10 E. Gratuit pour les moins de 12 ans.

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