Scandale Djezzy : Bouteflika tape sur les doigts de Sawiris 

Le scandale Djezzy, peut-être comparable à l’affaire Khalifa, prend forme. La firme de Sawiris, soupçonnée d’avoir lourdement fraudé et d’avoir outrageusement transféré des fonds vers Paris....

Comme annoncé par "le jeune algérien"  durant le mois d'août sur la foi de diverses sources financières (lire article : Djezzy-FranceTélécom : Le rapport qui énerve Bouteflika), le scandale Djezzy, peut-être comparable à l’affaire Khalifa, prend forme. La firme de Sawiris, soupçonnée d’avoir lourdement fraudé et d’avoir outrageusement transféré des fonds vers Paris où se négocie actuellement l’entrée d’Orascom dans le capital de Bouygues Télécom, fait l’objet d’une série d’investigations, au niveau de la Banque d’Algérie, de la part de l’Inspection générale des finances (IGF) qui s’est déplacée à la demande de la Banque d’Algérie.
Il est attendu que les premiers rapports de l’IGF soient connus avant la fin du ramadhan.
Nos sources n’excluent pas une plainte en justice contre Orascom.

Or, voilà qu’on apprend, par le journal électronique TSA (toutsurlalgerie.com) que le président de la République a refusé il y a quelques jours de recevoir en audience le PDG du groupe égyptien Naguib Sawiris qui souhaitait l'entretenir des difficultés que rencontre Orascom en Algérie.

Pourtant il est de notoriété publique, en effet, que la firme Orascom a bénéficié de l’appui direct de Bouteflika pour s’installer en Algérie à moindre coût et pour s’emparer de larges parts de marchés.

Bouteflika s’épargne ainsi de se faire éclabousser davantage dans une affaire dont il sait qu’elle s’inscrirait, selon des observateurs politiques, dans le cadre de la lutte des clans autour du troisième mandat.
Tout, dans ce scénario d’Orascom, rappelle étrangement le scandale Khalifa.



Bouteflika a refusé de recevoir Sawiris

Orascom n'a plus la cote auprès du président Bouteflika. Selon des informations, le président de la République a refusé il y a quelques jours de recevoir en audience le PDG du groupe égyptien Naguib Sawiris. Ce dernier, qui a déjà rencontré à plusieurs reprises le président Bouteflika par le passé, souhaitait s'entretenir avec le chef de l'État sur les difficultés que rencontrent Orascom en Algérie.

Depuis quelques semaines en effet, Orascom est dans le collimateur des autorités. Sa filiale mobile Djezzy qui se montre très discrète a réduit fortement sa présence dans les médias, en attendant la fin de la tempête. Même si l'avenir de l'opérateur ne semble pas compromis, ses difficultés commencent à peser sur les résultats et les perspectives de sa maison-mère. En fin de semaine dernière, la banque américaine Goldman Sachs avait abaissé son opinion sur l'action d'Orascom Telecom, passant d'une recommandation d'achat à neutre, avec un objectif de cours de 65 livres égyptiennes au lieu de 100 livres auparavant. Goldman Sachs évoquait notamment des problèmes en Algérie, sans en préciser la nature. Cette dégradation a provoqué l'inquiétude des investisseurs qui ont vendu massivement le titre Orascom Telecom à la Bourse du Caire.

Officiellement, le gouvernement algérien reproche à Orascom d'avoir vendu, sans accord, ses deux cimenteries algériennes au français Lafarge. L'affaire a même  été citée par le chef de l'État, le 23 juillet dernier, lors de son discours devant les maires du pays. Mais l'opération avec Lafarge n'expliquerait pas à elle seule les difficultés du groupe égyptien en Algérie. Des tensions seraient apparues entre Alger et le Caire au lendemain du sommet de l'Union pour la Méditerranée, le 14 juillet dernier à Paris. Un froid entre les deux pays s'est même installé depuis cette date. Après l'avoir propulsé au sommet, la politique pourrait provoquer la perte d'Orascom en Algérie.



Destination Algérie en 2007: 1,74 million de touristes, 108.000 visiteurs tunisiens, 170.000 visiteurs français...

Les Algériens aiment bien la Tunisie et s’y rendent en masse et les Tunisiens également. Selon les derniers chiffres des autorités touristiques algériennes, arrêtés au 31 décembre 2007, la Tunisie est le premier marché africain et arabe en Algérie avec 108.000 visiteurs tunisiens. Ils sont suivis par les Marocains et les Égyptiens.
A l’international, et comme c’est le cas en Tunisie, c’est la France qui est classée première avec 170.000 visiteurs, suivie par l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni.
L’Algérie a accueilli en 2007, 1,74 million de touristes, ce qui représente une croissance de 6,5% par rapport à l’année 2006.
En matière d’infrastructure hôtelière, l’Algérie souffre cependant d’un grave déficit. Elle ne dispose que de 85 000 lits sur un millier d’hôtels dont plus de 80% ne répondent pas aux normes internationales.


Les réserves de change ont atteint 133 milliards de dollars à la fin juin 2008

L'Algérie disposait de 133 milliards de dollars de réserves de change, contre près de 78 mds à la fin 2007, selon des chiffres officiels publiés aujourd’hui. A la fin juin, la dette publique extérieure s’établissait à 623 millions de dollars seulement. Alger a en effet remboursé la presque totalité de cette dette, qui était de 24 milliards de dollars fin 2004. En 2007, l’Algérie a enregistré un excédant commercial de 33 milliards et le Produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3%. Ces chiffres ont été rendus publics après une réunion entre le président Abdelaziz Bouteflika et le ministre des Finances Karim Djoudi, dans le cadre d’une série de consultations entre le chef de l’Etat et les ministres prévues tout au long du Ramadhan.

La croissance du PIB a été de 3% en général et de 6,3% hors hydrocarbures, tandis que l'inflation était maintenue «à un seuil raisonnable» dans un contexte de fortes dépenses publiques, selon un communiqué diffusé à l’issue de cette réunion. Le projet de loi de Finances adopté dimanche par le Conseil des ministres prévoit pour 2009 un taux de croissance de 4,1% (6,6% hors hydrocarbures), a rappelé le ministre.

M. Djoudi a souligné une hausse des dépenses publiques en raison de nombreuses constructions d'infrastructures entrant dans le cadre du programme quinquennal de développement, mais aussi du poids atteint par les dépenses de fonctionnement, dont le budget sera de l'ordre de 25 millions d'euros pour 2009.

Zidane : “J’ai envie de faire certaines choses en Algérie” 

Dans une Conférence de presse au parc-des-princes à Paris,
Zinédine Zidane : “J’ai envie de faire certaines choses en Algérie”


Il y a sans doute un peu de cœur mais aussi un peu de raison dans le souhait : la légende du football français Zinedine Zidane n’a pas caché son souhait de réaliser des projets en Algérie .

Un pays d’où sont originaires ses parents et d’où il tire une certaine fierté. “Oui ; j’ai des projets là-bas” ; a-t-il dit hier lors d’une conférence de presse animée au Parc-des-Princes, l’antre du club fétiche de la capitale française, le PSG, un club dans lequel un joueur bien de chez nous en a fait les beaux jours, Mustapha Dahleb. “Zizou”, qui continue encore à faire chavirer le cœur de milliers de personnes à travers le monde, à susciter l’admiration des enfants et à provoquer des bousculades à chacun de ses passages, n’a pas précisé pour autant ni la nature ni la manière dont seront réalisés les projets.

“C’est très tôt de dire de quelle manière ; mais j’ai envie de faire certaines choses là-bas”, a indiqué le néo-retraité du football français. De son voyage effectué en décembre 2006 en Algérie, quelques mois seulement après la défaite en finale de la Coupe du monde face à l’Italie et le célèbre coup de boule qui a suscité bien des commentaires à travers le monde, il en garde d’excellents souvenirs et se dit “très fier”.

“J’étais très fier de faire ce voyage juste après ma retraite. Je voulais le faire depuis longtemps. Ça m’a permis de voir beaucoup de gens et je suis très fier de l’avoir fait avec mes parents.” Parrain de l’association européenne contre les leucodystrophies ELA, une maladie qui touche les enfants, Zidane était présent hier à Paris pour donner le coup d’envoi de la grande finale de la Danone Nations Cup, une compétition organisée par le groupe Danone au profit des enfants du monde entier. Une quarantaine d’équipes, dont l’Algérie représentée par des benjamins de Tizi Ouzou, y participent.

“Quand vous avez des enfants, vous ne pouvez pas être égoïstes… Je partage les mêmes valeurs que Danone”, a affirmé Zidane comme pour répondre à la raison qui le motive pour défendre cette cause des enfants et les valeurs que véhicule le football. Par ailleurs, à la question de pronostiquer sur le future meilleur joueur Fifa, Zizou a estimé que le Portugais Cristiano Ronaldo est bien placé pour s’adjuger la première place. À noter que la finale de la Danone Nations Cup a été remportée par les Bleus. Quant à l’Algérie, elle a terminé à une honorable 8e place.



10 et 12 % la population algérienne souffrant de maladies mentales.
Ces chiffres, selon des études suisse et américaine


Les spécialistes sont unanimes : la santé mentale des Algériens est en danger. Les statistiques recueillies par une étude suisse, révélée l'an dernier lors du Congrès international de psychiatrie d'Alger, montre que pas moins de deux millions d'Algériens nécessitent une prise en charge psychiatrique conséquente et que 3 à 7 % de la population doit bénéficier d'un traitement psychiatrique. Ces chiffres, selon les spécialistes, restent «modérés» par rapport à ceux donnés par une étude américaine, estimant entre 10 et 12 % la population algérienne souffrant de maladies mentales. Selon les spécialistes, le climat social délétère, conjugué à la tragédie nationale qu'a traversée le pays, auraient été pour beaucoup dans l'aggravation de la situation. Il faut dire que jusqu'à présent, aucun recensement du nombre de personnes ayant subi des traumatismes psychologiques et/ou psychiques aigus lors de la tragédie nationale n'a été établi. A défaut d'une prise en charge, qui aurait évité à plusieurs victimes de sombrer dans la «folie». Ceci dit, une enquête menée en 2006 dans le cadre du Programme national de santé mentale au ministère de la Santé fait état de 0,5 % de la population présentant des pathologies psychiatriques. Les spécialistes algériens évaluent le nombre de personnes atteintes de maladies mentales à 150 000 cas dont 26 000 recensés en 2005. Néanmoins, dans la plupart des cas, les chiffres recensés par les enquêteurs, algériens ou étrangers, sont loin de refléter la réalité. Et pour cause : la maladie mentale demeure encore un tabou, beaucoup de malades ne sont pas déclarés par leurs familles. Cette même enquête indique qu'il y a en Algérie seulement 1,43 lit pour 10 000 habitants, 1,13 psychiatre pour 100 000 habitants et 6,44 infirmiers spécialisés en psychiatrie pour 100 000 habitants. Il est donc urgent de prendre ce problème à bras-le-corps en prescrivant des mesures nécessaires à même de diminuer la portée de ce phénomène.
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